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Les enquêtes (GKER)

Le compte-rendu de l'enquête Hirondelle 2007

Le groupe Ille-et-Vilaine de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO35) a poursuivi en 2007 l’enquête sur la nidification des hirondelles et des martinets dans le département, menée chaque année depuis 2003. Cette enquête consiste en un recensement des nids d’hirondelles rustiques (hirundo rustica), d’hirondelles de fenêtre (delichon urbica) et de martinets noirs (apus apus). L’identification aisée de ces espèces permet à un grand nombre d’observateurs de participer à l’enquête. Cette année, 52 observateurs nous ont envoyé leurs observations dont quelques nouveaux.

Les nids de martinet noir sont difficiles à localiser car il faut voir l’oiseau entrer dans la cavité où il niche. Ces cavités sont toujours très hautes et souvent peu visibles. En 2007, 8 observateurs ont recensés 24 nids répartis dans 6 communes.

L’hirondelle rustique aime nicher à l’intérieur des bâtiments où elle construit un nid en terre souvent accroché à une poutre ou un clou. Cette année, 39 observateurs ont recensé 256 nids d’hirondelles rustiques répartis dans 26 communes d’Ille-et-Vilaine. Sur ces 256 nids, 140 étaient occupés et 116 non occupés.
Certains nids, naturels comme artificiels ont été occupés par des moineaux (passer domesticus) qui utilisent les nids d’hirondelle comme des cavités où construire leurs propre nids.
Il semble que l’arrivée des hirondelles se soit échelonnée entre le 21 mars et le 25 mai. Leur départ s’est produit entre 14 juillet et le 25 septembre.

L’hirondelle de fenêtre niche en colonies sur les façades des maisons de bourg. En 2007, 28 observateurs ont recensé 552 nids dans 21 communes du département. Parmi ces nombreux nids, 425 ont été occupés, 203 ont été non occupés. Les 127 nids restants n’ont pas été assez longtemps observés pour savoir s’ils étaient occupés ou non.
Cette année, un important recensement a été effectué sur la ville de Vitré par l’association Vitré Tuvalu. Cet inventaire a permis de recensé 75 nids sur la ville. Les observateurs ont pris soin de photographier tous les nids comptabilisés ce qui permettra dans le temps de suivre précisément l’évolution des nids et prendre connaissance d’éventuelles destructions également.

Les nids peuvent être colonisés par des moineaux domestiques (passer domesticus) qui ne trouvent plus sur les bâtiments de cavités propices à leur nidification.
L’hirondelle de fenêtre privilégie les habitations, les commerces et les bâtiments publiques des bourgs pour y construire ses nids. On peut trouver des nids d’hirondelles sur des bâtiments (maisons ou collectifs) récents mais ils y sont plus souvent détruits qu’ailleurs. Toutefois, les destructions de nids sont de moins en moins observées.
Il est possible que la sensibilisation faite depuis plusieurs années porte ses fruits.

Je n’ai pas précisé le nombre de nichées dans cette synthèse car de nombreux observateurs ont noté le nombre de nichées totales à la place du nombre de nichées par nids, chiffre fort utile.

Cette année, la fiche d’observation va connaître quelques modifications. Merci de prendre cette nouvelle fiche pour réaliser votre inventaire 2008. En faisant le recensement dans plusieurs bourgs de communes, je me suis aperçu qu’en portant un gilet avec le logo de la LPO, les passants osent plus facilement poser des questions sur ce que nous faisons le nez en l’air, sensibiliser le public est un des objectifs de l’action !!!

Si vous prenez connaissance de travaux sur des bâtiments abritant des hirondelles, n’hésitez pas à prendre des photos avant ces travaux et de nous les envoyer en expliquant les changements futurs. Nous pourrons alors prendre contact avec les propriétaires de ces bâtiments afin de les sensibiliser à la protection de ces oiseaux et peut-être de les motiver à installer des nichoirs.

Nous remercions tous les observateurs d’hirondelles qui nous permettent de réaliser cette enquête. Il est important d’envoyer vos observations chaque année à la LPO. Merci à ceux qui joignent courriers ou photos à leurs observations, ce sont souvent de précieux témoignages. Il est malheureusement impossible de répondre à tout le monde.

pour la LPO35, Hélène Louazon

Enquêtes hirondelles: 2004 - 2005 - 2006 - 2007

Le compte-rendu de l'enquête Hirondelle 2006

Le groupe Ille-et-Vilaine de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO35) a poursuivi en 2006 l’enquête sur la nidification des hirondelles dans le département qui est menée chaque année depuis 2003. Cette enquête consistait en un recensement des nids d’hirondelles rustiques (hirundo rustica), d’hirondelles de fenêtre (delichon urbica) et de martinets noirs (apus apus). L’identification aisée de ces espèces permet à un grand nombre d’observateurs de participer à l’enquête. Cette année, 69 observateurs nous ont envoyé leurs observations Une bonne partie de ces observateurs avaient déjà participé à l’enquête 2005. Cette enquête 2006 a été peu médiatisée par la LPO ce qui explique le faible nombre d’observateurs.

Les nids de martinets noir sont difficiles à localiser car il faut voir l’oiseau entrer dans la cavité où il niche. Ces cavités sont toujours très hautes et souvent peu visibles. En 2006, 11 observateurs ont recensés 76 nids répartis dans 10 communes.

L’hirondelle rustique aime nicher à l’intérieur des bâtiments où elle construit un nid en terre souvent accroché à une poutre. Cette année, 49 observateurs ont recensé 198 nids d’hirondelles rustiques répartis dans 38 communes d’Ille-et-Vilaine. Les hirondelles ont élevé jusqu’à 3 nichées dans chaque nid, chaque nichée comprenant de 2 à 5 petits.
81 % des nids se trouvaient dans des bâtiments agricoles, écuries ou hangars ce qui constitue l’habitat favori de l’espèce. Les colonies sont parfois importantes, un ancien bâtiment agricole de Combléssac abrite ainsi 27 nids dont 20 occupés cette année.
Les sites de nidification peuvent être surprenants, la cheminée du site des fours à chaux de La Lormandière à Chartres de Bretagne est occupé par un couple
Les nids sont parfois squattés par d’autres oiseaux comme le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) ou le moineau domestique (passer domesticus) qui utilisent les nids d’hirondelle comme des cavités où construire leurs propre nids.
31 sites de nidification ont été suivis en 2005 et en 2006. On comptait 85 nids sur ces sites en 2005 contre 103 nids en 2006 soit une hausse de 21 %. 20 sites ont été suivis depuis 2004. Sur ces sites, on comptait 51 nids en 2004, 55 nids en 2005 et 60 nids en 2006. Sur ces sites préservés, les hirondelles se portent bien et leurs effectifs progressent régulièrement.

L’hirondelle de fenêtre niche en colonies sur les façades des maisons de bourg. En 2006, 19 observateurs ont recensé 247 nids dans 18 communes du département. Les nids abritaient de 2 à 5 petits et là aussi, plusieurs nichées ont pu se succéder. Les nids peuvent être colonisés par des moineaux domestiques (passer domesticus) qui ne trouvent plus sur les bâtiments de cavités propices à leur nidification. Des nids ont été détruits par le vent à l’école publique de Hédé.
L’hirondelle de fenêtre privilégie les habitations des bourgs pour y construire ses nids, on y retrouve 79 % des nids. Si l’on ajoute l’ensemble des bâtiments urbains (habitations, commerces, bâtiments publics), on arrive à un total de 99 % des nids. Certaines communes abritent des colonies très importantes : Cesson Sévigné (48 nids), Guichen (46 nids) ou Liffré (40 nids). On peut trouver des nids d’hirondelles sur des bâtiments (maisons ou collectifs) récents mais ils y sont plus souvent détruits qu’ailleurs. Les destructions de nids sont de moins en moins observées. Les dispositifs de protection semblent bien acceptés des oiseaux, des planchettes ont été placées sous des nids à Liffré et à St Erblon et les hirondelles y sont revenues et quatre nichoirs artificiels sont occupés chaque année à Bourgbarré.
9 sites de nidification peuvent être comparés entre 2005 et 2006. Ces sites représentaient 115 nids cette année contre 116 en 2005. Les effectifs paraissent donc stables mais le faible nombre de sites suivis ne nous permettent pas de conclure.

Nous remercions tous les observateurs d’hirondelles qui nous permettent de réaliser cette enquête. Il est important d’envoyer vos observations chaque année à la LPO. Merci à ceux qui joignent courriers ou photos à leurs observations, ce sont souvent de précieux témoignages. Il est malheureusement impossible de répondre à tout le monde.


pour la LPO35, Nicolas Hyon

Enquêtes hirondelles: 2004 - 2005 - 2006 - 2007

Le compte-rendu de l'enquête Hirondelle 2004

Le groupe Ille-et-Vilaine de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO35) a relancé en 2004 l’enquête sur la nidification des hirondelles dans le département qui avait été initiée en 2003. Cette enquête consistait en un recensement des nids d’hirondelles rustiques (hirundo rustica), d’hirondelles de fenêtre (delichon urbica) et de martinets noirs (apus apus). L’identification aisée de ces espèces permet à un grand nombre d’observateurs de participer à l’enquête. En 2003, 60 observateurs avaient participé à cette enquête. L’enquête 2004 a été plus largement diffusée et les données de 134 observateurs ont été collectées. Parmi ceux-ci, on peut noter la contribution importante des observateurs du groupe ornithologique d’Ille-et-Vilaine de Bretagne Vivante.

Les nids de martinet noir sont difficiles à localiser car il faut voir l’oiseau entrer dans la cavité où il niche. Ces cavités sont toujours très hautes et souvent peu visibles.
Le recensement des nids de martinets est donc difficile et peu de données nous sont revenues. 18 observateurs ont recensés 135 nids répartis dans 24 communes. En 2003, 20 nids seulement avaient été recensés.
C’est à Rennes que le plus grand nombre de nids a été trouvé (37) mais il y a des martinets dans de très petits bourgs (St Péran, Muel). Les martinets nichent souvent dans les pignons de hautes maisons de bourg, on peut aussi les trouver dans des églises comme à Muel, Noyal-Châtillon sur Seiche ou Bourgbarré. 55 % des nids recensés étaient dans des bâtiments d’habitations (immeubles ou hautes maisons), 24 % dans des bâtiments publics (mairies, écoles) et 20 % dans des églises. Un nid a pu être observé sur un bâtiment industriel (garage automobile) métallique à Bourgbarré.

 

Stats rustiques 2004L’hirondelle rustique aime nicher à l’intérieur des bâtiments où elle construit un nid en terre souvent accroché à une poutre. Cette année, 82 observateurs ont recensé 357 nids d’hirondelles rustiques répartis dans 81 communes d’Ille-et-Vilaine. Les hirondelles ont élevé jusqu’à 3 nichées dans chaque nid, chaque nichée comprenant de 2 à 5 petits.
78 % des nids se trouvaient dans des bâtiments agricoles, écuries ou hangars ce qui constitue l’habitat favori de l’espèce. Les colonies sont parfois importantes, une ferme de Bruz abrite ainsi 21 nids occupés cette année. Dans une ferme de Vern sur Seiche, il y avait cette année 42 nids occupés ce qui représente avec les jeunes une colonie d’environ 400 oiseaux !
Son ancien nom d’hirondelle de cheminée n’était pas complètement usurpé puisque 4 % des nids recensés étaient dans des cheminées. Les sites de nidification peuvent être surprenants (toilettes, préau, sous-sol, lavoir). Enfin un seul nid indépendant de toute construction humaine a été trouvé : accroché à l’écorce d’un arbre à Retiers.
Les nids sont parfois squattés par d’autres oiseaux comme le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) qui utilise le nid d’hirondelle comme une cavité où construire son propre nid. La nichée d’hirondelle rustique est vulnérable tant qu’elle est au nid, des cas de prédation par des rongeurs ou par le faucon crécerelle (falco tinnunculus) ont été rapportés.

17 sites de nidification ont été suivis en 2003 et en 2004. On comptait 82 nids sur ces sites en 2004 contre 56 nids seulement en 2003. Cette augmentation de 47 % ne peut bien sûr pas être généralisée à la nidification générale de l’espèce en 2004 puisqu’il s’agit de sites relativement protégés où les hirondelles sont les bienvenues. Il y aurait toutefois eu cette année une augmentation des effectifs nicheurs des hirondelles.

L’hirondelle de fenêtre niche en colonies sur les façades des maisons de bourg. En 2004, 57 observateurs ont recensé 956 nids dans 86 communes du département. Les nids abritaient de 2 à 5 petits et là aussi, plusieurs nichées ont pu se succéder. La météo très propice de septembre a favorisé les reproductions tardives. Un couple nourrissait encore ses poussins au nid le 26 septembre à Cesson. Les nids sont assez souvent colonisés par des moineaux domestiques (passer domesticus) qui ne trouvent plus sur les bâtiments de cavités propices à leur nidification.
L’hirondelle de fenêtre privilégie les habitations des bourgs pour y construire ses nids, on y retrouve 72 % des nids. Si l’on ajoute l’ensemble des bâtiments urbains (habitations, commerces, bâtiments publics), on arrive à un total de 96 % des nids. Certaines communes abritent des colonies très importantes : Vézin le Coquet (53 nids), Coësmes (42 nids), Liffré (36 nids), St Gilles (36 nids), Breteil (33 nids) ou Cesson (33 nids). Les 4 % d’oiseaux restants nichent sur des bâtiments agricoles. On peut trouver des nids d’hirondelles sur des bâtiments (maisons ou collectifs) récents mais ils y sont plus souvent détruits qu’ailleurs. Des destructions de nids sont encore observées, 84 ont été recensées cette année. Certaines communes semblent moins accueillantes que d’autres. La colonie de Betton par exemple a quasiment disparu puisqu’il ne restait que 3 nids cette année alors que l’on peut voir les traces d’une trentaine de nids anciens détruits. Beaucoup de traces d’anciens nids étaient aussi visibles à La Chapelle des Fougeretz ou à La Chapelle de Brain. Les dispositifs de protection semblent bien acceptés des oiseaux, des planchettes ont été placées sous des nids à Liffré et à St Erblon et les hirondelles y sont revenues et quatre nichoirs artificiels sont occupés à Bourgbarré.
10 sites de nidification peuvent être comparés entre 2003 et 2004. Ces sites représentaient 160 nids cette année contre 137 en 2003. Cette augmentation de près de 17 % laisse supposer que la saison de reproduction 2004 a été plutôt favorable pour cette espèce aussi. Il faut cependant souligner qu’avec l’expérience le comptage des nids par les observateurs est meilleur, par conséquent des nids oubliés en 2003 ont pu être comptés cette année.

L’enquête hirondelle 2004 a permis de mobiliser un réseau important d’observateurs grâce à une large diffusion. Nous observons cette année une augmentation significative du nombre de nids. Cette observation est confirmée par d’autres sources (LPO, CRBPO). Une explication possible est la bonne réussite de la reproduction en 2003 grâce aux conditions climatiques estivales (canicule) favorable aux insectes et donc aux insectivores comme les hirondelles. Il reste toutefois beaucoup à apprendre sur les hirondelles et notamment sur leurs conditions d’hivernage.
L’enquête hirondelles sera poursuivie en 2005 et le réseau d’observateurs sera sollicité dans les années à venir pour permettre de suivre l’évolution des populations d’hirondelles en Ille-et-Vilaine. Les hirondelles paient un lourd tribut lors de destructions de nids et la « crise du logement » peut mettre l’espèce en difficulté. Mais, contrairement au martinet, les deux espèces d’hirondelles peuvent très bien s’adapter aux constructions modernes. Il suffit qu’elle soit acceptée pour qu’une colonie reprenne du poil de la bête.

Pour la LPO35, Nicolas Hyon.

Enquêtes hirondelles: 2004 - 2005 - 2006 - 2007

Le compte-rendu de l'enquête Hirondelle 2005

Le groupe Ille-et-Vilaine de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO35) a poursuivi en 2005 l’enquête sur la nidification des hirondelles dans le département qui avait été menée en 2003 et en 2004. Cette enquête consistait en un recensement des nids d’hirondelles rustiques (hirundo rustica), d’hirondelles de fenêtre (delichon urbica) et de martinets noirs (apus apus). L’identification aisée de ces espèces permet à un grand nombre d’observateurs de participer à l’enquête. Cette année, 96 observateurs nous ont envoyé leurs observations. 40% des observateurs qui s’étaient déclarés intéressés par un réseau hirondelle en 2004 ont à nouveau répondu cette année. c’est donc un réseau de 31 observateurs qui se met en place. Certains suivant une colonie sur toute une commune d’autres un seul nid. Ils permettent de mieux connaître l’évolution de la population d’hirondelles.

Stats martinets 2005

 

 

Les nids de martinet noir sont difficiles à localiser car il faut voir l’oiseau entrer dans la cavité où il niche. Ces cavités sont toujours très hautes et souvent peu visibles. Avec l’expérience, les observateurs repèrent mieux les nids et, en 2005, 12 observateurs ont recensés 161 nids répartis dans 12 communes. (En 2004, 18 observateurs avaient trouvé 135 nids).
Ce n’est plus à Rennes que les plus grandes colonies sont trouvées mais à Janzé (37 nids) et à Noyal-Châtillon sur Seiche (39 nids). 46 % des nids recensés étaient dans des bâtiments d’habitations (immeubles ou hautes maisons), 36 % dans des bâtiments publics (mairies, écoles) et 14 % dans des églises. Les martinets cohabitent volontiers avec les humains, des nids ont même été trouvés dans le préau de l’école Debussy à Dinard, endroit pouvant s’avérer bruyant.

 

 

 

 

L’hirondelle rustique aime nicher à l’intérieur des bâtiments où elle construit un nid en terre souvent accroché à une poutre. Cette année, 71 observateurs ont recensé 314 nids d’hirondelles rustiques répartis dans 61 communes d’Ille-et-Vilaine. Les hirondelles ont élevé jusqu’à 3 nichées dans chaque nid, chaque nichée comprenant de 2 à 5 petits.
77 % des nids se trouvaient dans des bâtiments agricoles, écuries ou hangars ce qui constitue l’habitat favori de l’espèce. Les colonies sont parfois importantes, une ferme de Bourg-des-comptes abrite ainsi 25 nids occupés cette année.
Les sites de nidification peuvent être surprenants, la cheminée du site des fours à chaux de La Lormandière à Chartres de Bretagne est occupé par un couple. Un autre couple niche à Paimpont dans un bâtiment abritant une chaufferie qui est fermé chaque nuit par les propriétaires.
Les nids sont parfois squattés par d’autres oiseaux comme le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) ou le moineau domestique (passer domesticus) qui utilisent les nids d’hirondelle comme des cavités où construire leurs propre nids. La nichée d’hirondelle rustique est vulnérable tant qu’elle est au nid, des cas de prédation par des chats ou par le faucon crécerelle (falco tinnunculus) ont été rapportés. La prédation peut aussi avoir lieu à l’envol des jeunes notamment par des rapaces.
33 sites de nidification ont été suivis en 2004 et en 2005. On comptait 111 nids sur ces sites en 2004 contre 103 nids seulement en 2005 soit une diminution de plus de 7 %. Ceci confirmerait la qualité exceptionnelle de l’année 2004 pour la reproduction des hirondelles, l’année 2005 voyant une stabilisation des effectifs nicheurs.

L’hirondelle de fenêtre niche en colonies sur les façades des maisons de bourg. En 2005, 31 observateurs ont recensé 715 nids dans 45 communes du département. Les nids abritaient de 2 à 5 petits Stats 2005 fenêtreet là aussi, plusieurs nichées ont pu se succéder. Les nids peuvent être colonisés par des moineaux domestiques (passer domesticus) qui ne trouvent plus sur les bâtiments de cavités propices à leur nidification.
L’hirondelle de fenêtre privilégie les habitations des bourgs pour y construire ses nids, on y retrouve 84 % des nids. Si l’on ajoute l’ensemble des bâtiments urbains (habitations, commerces, bâtiments publics), on arrive à un total de 95 % des nids. Certaines communes abritent des colonies très importantes : Janzé (71 nids), Dingé (48 nids), Vern sur Seiche (32 nids) ou Liffré (31 nids). Un immeuble de Cancale abrite à lui seul 70 nids soit environ près de 400 oiseaux à l’envol des jeunes ! Les 5 % d’oiseaux restants nichent sur des bâtiments agricoles ou des maisons isolées. On peut trouver des nids d’hirondelles sur des bâtiments (maisons ou collectifs) récents mais ils y sont plus souvent détruits qu’ailleurs. Les destructions de nids sont de moins en moins observées. Les dispositifs de protection semblent bien acceptés des oiseaux, des planchettes ont été placées sous des nids à Liffré et à St Erblon et les hirondelles y sont revenues et quatre nichoirs artificiels sont occupés chaque année à Bourgbarré.
24 sites de nidification peuvent être comparés entre 2004 et 2005. Ces sites représentaient 368 nids cette année contre 319 en 2004. Cette augmentation de 15 % est un signe encourageant sur la santé de la population d’hirondelles. Il faut toutefois noter que le travail de recensement s’améliorant dans les communes, la hausse est surestimée.

Si l’enquête 2005 a mobilisé moins d’observateurs qu’en 2004, elle a aussi montré la fidélisation d’un petit noyau d’observateurs suivant les mêmes sites de reproduction d’année en année. Malgré le plus faible nombre de nids recensés cette année, nous avons un meilleur suivi dans le temps nous donnant une meilleure image de l’évolution des populations.

Pour la LPO35, Nicolas Hyon.

Enquêtes hirondelles: 2004 - 2005 - 2006 - 2007

Les enquêtes ornithologiques

 

La LPO Ille-et-Vilaine contribue notamment aux actions de terrain européennes, nationales ou locales.

L’atlas des oiseaux nicheurs de France métropolitaine est un projet collectif initié par la LPO et la Société d’Etudes Ornithologiques de France, avec la collaboration scientifique du Museum National d’Histoire Naturelle. C'est la photographie, à une période donnée, de la répartition et du statut des espèces d’oiseaux présentes sur un territoire. Ils montrent, à travers un ensemble de cartes, la distribution des espèces selon leur phénologie (reproduction, hivernage, migration) à l’échelle d’une ville, d’une région, d’un pays ou d’un continent. En savoir plus

L'atlas des oiseaux hivernants en France est le deuxième atlas mis en oeuvre. Celui-ci traite des oiseaux présents sur notre territoire en hiver, ce qui est une notion un peu plus vague et variable que celle de l'oiseau nicheur.

Le comptage Wetlands est effectué chaque année, à la mi-janvier, dans l'ensemble des pays européens afin de définir les évolutions des populations d'oiseaux d'eau.
Vieux de 40 ans et initialement appelé BIROE (Bureau International de Recherche sur les Oiseaux d'Eau), il s'agit de l'un des plus vieux comptages d'oiseaux.
En 2006, pour la première fois en France, la LPO et le Muséum National d'Histoire Naturelle publient une brochure "Le statut des oiseaux en France" où figure notamment la synthèse des comptages Wetlands.

Le suivi annuel ou Observatoire rapaces permet d’accroître et d’affiner les connaissances sur l’état des populations et de dégager les tendances et évolutions des rapaces nicheurs de France. Il a donc pour vocation d’orienter les stratégies de conservation des rapaces. Il s’avère notamment être un outil efficace pour déceler d’éventuels déclins et permettre de réagir rapidement. Il est donc un fabuleux outil de connaissance au service de la conservation des rapaces.