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Faune sauvage en détresse en Bretagne, la LPO sous tension...

Alors que la saison de reproduction et de nidification débute à peine, la situation de la faune en sauvage en détresse est déjà sous tension en Bretagne. Le 28 mars dernier, le centre de soins Volée de Piafs a en effet décidé de suspendre soudainement les accueils d'animaux blessés. Conséquence, le centre de sauvegarde de l'Ile Grande, géré par la LPO France, est aujourd'hui la seule structure bretonne à pouvoir accueillir différentes espèces d'animaux sauvages, mais avec une capacité limitée à 1 000 individus par an.

Historiquement mobilisée sur la gestion de la faune sauvage en détresse, aux cotés des réseaux bénévoles des centres eux-mêmes, la LPO Bretagne doit dès lors s'organiser pour faire face aux mois difficiles qui s'annoncent (en attendant d'y voir clair sur la situation du centre morbihannais).

Pour rappel, la LPO n'est ni mandatée, ni financée, pour mener une mission de service public dans le domaine de la faune sauvage en détresse ! Autrement dit, les actions proposées par l'association bretonne, qu'il s'agisse de la gestion des téléphones dédiés à la médiation ou des rapatriements d'animaux blessés vers les centres de soins, sont réalisées de façon exclusivement bénévole.

Depuis ces 10 dernières années, les accueils d'animaux sauvages blessés et les contacts téléphoniques avec les personnes qui les découvrent ne cessent d'augmenter (prise de conscience sociétale grandissante, accélération du réchauffement climatique…), sans que les capacités humaines et matérielles ne suivent au niveau des centres de soins, faute de soutien et de moyens (publics et privés). Il est donc à prévoir que la grande majorité des demandes du grand public, qui commencent déjà à se multiplier, ne recevra pas de réponse appropriée.

  • Dans l'urgence, malgré l'arrêt des accueils au centre Volée de Piafs, la LPO Bretagne a décidé de maintenir ses outils de médiation (téléphones, réseaux sociaux) ouverts,
  • De son côté, le centre de soins LPO de l'Ile Grande a commencé à filtrer ses accueils.
  • La LPO insiste enfin sur le fait qu'il ne faut pas se substituer aux centres de soins qui font défaut en prenant soi-même en charge des animaux sauvages en détresse

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